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27.05.2019 Un nouveau projet d’arrêté qui met à mal le loup, espèce protégée.

Projet d’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus)

Consultation obligatoire :
Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a été consulté le 25 avril et s’est prononcé défavorablement.
– La consultation du public est ouverte du 27 mai au 19 juin 2019.

Quelques arguments préparés par FERUS que vous pouvez avancer :

– 530 loups en France (estimation 2019, ONCFS) c’est encore trop peu vu le caractère dynamique d’expansion de l’espèce, alors que son retour a eu lieu il y a près de 30 ans, qu’aucune reproduction n’est détectée hors des Alpes (sauf une seule et unique fois dans les Vosges en 2013) et que le nombre d’habitats favorables disponibles est encore important. L’espèce est encore bien vulnérable.
– 500 loups doit constituer un minimum absolu et non un seuil à partir duquel une régulation acharnée est permise. L’expertise de 2017 parle d’ailleurs d’une viabilité à partir de 2500 loups matures, on est loin du compte.
– 17 à 19 % d’abattage, c’est bien trop pour garantir la survie de l’espèce (expertise de 2017).
– Un PNA (Plan National d’Actions) doit servir à protéger une espèce, pas à ralentir significativement sa progression
– Le but de ces tirs est de faire baisser les dommages aux troupeaux. Mais ces dommages augmentent toujours. Les tirs ne sont donc pas la solution
– La seule véritable solution sont les moyens de protection des troupeaux. Mais ceux-ci sont devenus secondaires pour les pouvoirs publics français
– Où sont passés les tirs d’effarouchement, pourtant préalables aux tirs réels ?
– Où est passée une des mesures phare du plan loup, c’est à dire la conditionnalité des moyens de protection des troupeaux pour les indemnisations ? Rien n’est fait sur le terrain pour vérifier
– Une autre mesure phare est le lancement d’une étude sur l’efficacité des tirs de loups en matière de protection des troupeaux. Mais on nous répond que cette étude prendra 3 ans. Et en attendant les conclusions, on tire des loups par dizaine, ce n’est pas normal.
– D’une manière générale, les 12 points sur la protection des troupeaux, pourtant prévus par le Plan Loup 2018-2023, ne sont toujours pas appliqués (voir les 12 points ICI, p. 24 du Plan Loup).
– Ces tirs « légaux » ne feront pas baisser le braconnage, fragilisant encore plus le maintien de l’espèce en France.
– Ces dispositions sont « en contradiction avec le droit communautaire et national, et la biologie de la conservation. » (CNPN, 2019, voir ci-dessous)

19.03.2019 Mais où allons-nous avec le Loup ?
FERUS et l’ASPAS, siégeant au Groupe National Loup et membres fondateurs de la coordination associative CAP Loup, déplorent que l’année 2018 se soit terminée sur un constat d’échec de la politique publique. L’année 2019 s’annonce encore plus mal…